La copropriété aux États-Unis d’Amérique

Publié le 21 novembre 2017

Aux États-Unis, pays dans lequel la liberté individuelle est un principe constamment mis en avant, ni l’État fédéral, ni la plupart des cinquante États, ne légifèrent formellement sur la copropriété. Quelques textes encadrent la sécurité et l’hygiène, principalement. Ainsi, ce sont les règlements internes à chaque copropriété qui régissent le vivre ensemble américain.

Condominium ou Cooperative Housing Corporation

Être copropriétaire aux États-Unis, c’est
se trouver dans un des deux cas : soit pour un Condominium (Condo), soit pour une Cooperative Housing Corporation (Co-op).

Le Condominium se rapproche de la copropriété française. Vous êtes propriétaire de votre logement et vous possédez une
fraction des parties communes. Et, bien sûr, vous payez des charges au prorata de la taille de votre bien immobilier.

La Co-op est plus spécifique aux USA. L’immeuble est détenu et géré par une société d’actionnaires composée des propriétaires. Chaque actionnaire possède des parts au prorata de la surface de son appartement. Bref, vous n’achetez pas un appartement, mais des parts d’un immeuble.

Au quotidien, c’est une gestion plus 
sur le mode entrepreneurial : une copropriété où une ou plusieurs personnes prennent la plupart ou la totalité des décisions stratégiques.


Au-delà des différences juridiques (Condo ou Co-op), tous les copropriétaires américains ont un point commun : une gestion déléguée très entrepreneuriale de leurs résidences. On parle d’ailleurs de comité d’administration et les finances sont gérées comme dans une entreprise avec un actif et un passif.

Aux USA, c’est le conseil d’administration qui a tous les pouvoirs. Le syndic, lui, a un simple rôle logistique. Il assure la bonne marche du quotidien de la résidence.

Être copropriétaire aux États-Unis, c’est aussi, chaque mois, voir partir une partie de ses charges dans un fond commun. Un fond qui permet d’entretenir les parties communes et d’engager des travaux. Pas besoin de réunir les copropriétaires pour acter tel ou tel investissement… Et pas de mauvaises surprises non plus puisque tout est prévu et déjà financé.

Revers de la médaille, les frais des copropriétés sont souvent beaucoup plus élevés qu’en France. Et, dans le cas d’une Co-op, impossible de revendre votre appartement à qui vous
 souhaitez. Il vous faudra obtenir l’accord, à l’unanimité, du conseil d’administration… la liberté individuelle a ses limites!

De la copropriété
 au tout sécuritaire

Reste une dernière forme de copropriétés, encore marginale
, mais en pleine expansion, les Gated Communities. A la différence des Condominiums ou des Co-op, il s’agit de quartiers résidentiels fermés. L’accès y est contrôlé et l’espace public privatisé (police, hôpitaux, écoles, équipements sportifs,…). Bref, une ville dans la ville ou le tout sécuritaire est de mise. Et, vous connaissez forcément ! Le quartier de Wisteria Lane dans Desperate Housewives est une Gated Community… la série n’est d’ailleurs pas étrangère à l’engouement pour ce mode de vie.